Impossible de passer à côté ! On entend de plus en plus parler de robot collaboratif ou de “cobot”. Même nos politiques s’y mettent et emploient ces termes.

Aujourd’hui on lève le voile et on vous explique en détail ce qui se cache derrière ces expressions.

Qu’est-ce qu’un cobot ? Existe-t-il une différence entre cobot et robot collaboratif ? Quelles sont leurs particularités ?

Autant de questions que beaucoup d’entreprises se posent avant d’investir dans la robotique collaborative.

Le robot collaboratif, qu’est-ce que c’est ?

Un robot collaboratif est un robot conçu pour travailler dans une zone commune avec l’opérateur sur une chaîne de production. Il intègre des fonctions de sécurité (capteurs, caméras…) permettant de supprimer la mise en place d’enceinte grillagée et de fluidifier les interactions homme-robot.

Il s’agit donc de machines, capables d’oeuvrer main dans la main avec les opérateurs en toute sécurité. Ainsi, ils améliorent leurs conditions de travail et limitent les risques de troubles musculo-squelettiques que peuvent connaître les salariés d’une usine par exemple.

Pourquoi parle-t-on également de cobot?

Le terme “cobot” est un néologisme anglais proposé pour la première fois en 1996 par des professeurs de la Northwestern University.

Il s’agit de la contraction des mots “collaborative” et “robot”.

Sans collaboration, pas de cobotique. Ils sont spécialement conçus pour collaborer et interagir avec les êtres humains.

Contrairement aux robots industriels classiques, les cobots ne sont pas programmés pour répéter ad vitam æternam la même tâche, mais pour travailler avec un opérateur qu’il assistera.

Mais alors, existe-t-il une différence entre un cobot et un robot collaboratif ?

Ces deux termes peuvent totalement se substituer. Il désignent tous deux un robot d’un nouveau genre qui travaille en collaboration avec un humain, dopant ainsi sa productivité en prenant à sa charge les tâches répétitives, et à peu de valeur ajoutée.

Les particularités d’un robot collaboratif

Actuellement, seulement environ 10 % des emplois sont entièrement automatisables. Soit une minorité ! Le temps où les robots remplaceront les hommes n’est pas arrivé.

Une étude de 2016 menée par des chercheurs du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) a montré que la collaboration homme-robot est 85 % plus productive qu’un humain ou un robot travaillant seul. De quoi tordre le cou à beaucoup d’idées reçues.

La collaboration homme-robot et les robots collaboratifs ont de beaux jours devant eux.

Très souvent légers et petits, ces cobots ne présentent pas de dangers pour les opérateurs avec qui ils collaborent. Ils respectent des normes de sécurité très strictes comme la certification ISO 10218-1 pour les cobots seuls et la certification ISO 10218-2 pour l’intégration de cobot dans un environnement de production. Fini les cages de sécurité coûteuses. Les cobots oeuvrent près des opérateurs et s’arrêtent s’ils sont percutés par un obstacle ou un hommes grâce à leurs capteurs. Ils sont donc plus faciles à implanter dans une chaîne de production, et cela, à des coûts moins élevés que pour un robot industriel classique.

Des robots polyvalents et multitâches

Le plus souvent, les cobots sont présentés sous forme de bras robotisés. Néanmoins, ils existent une multitude de formes possibles. Selon sa programmation, le robot peut saisir, déplacer, visser, conditionner … Les différents outils amovibles qui lui sont affectés définissent son usage. Les cobots se veulent simples d’utilisation pour rivaliser et faire la différence face à leur cousin : le robot industriel. La prise en main ne nécessite très souvent aucune connaissance poussée en robotique ou en programmation. Elle se veut accessible à tous. Objectif très cher à Niryo si vous nous suivez depuis le début.
La variété des tâches est illimitée. Généralement, ils seront affectés à des activités épuisantes, répétitives… permettant aussi à l’opérateur en place d’utiliser des compétences pour des tâches plus gratifiantes

La polyvalence du cobot est son atout majeur. Fini le robot programmé et fait pour une seule et unique tâche. De quoi séduire de plus en plus les dirigeants de TPE/PME !